Mai 15

Comment réduire les temps de trajet des techniciens sur site

Posté par : Xavier Biseul / Etiquettes : , ,

Comment réduire les temps de trajet des techniciens sur site

Planification intelligente des interventions, intégration de l’information trafic, gestion fine des pièces détachées… Le numérique permet de réduire significativement les temps de trajet des techniciens. Pour le plus grand bien de tous.
 
La route fait partie intégrante du métier de technicien sur site. On estime que les temps de déplacement représentent entre un tiers et la moitié de sa journée de travail. Il s’en passerait bien volontiers. Avaler les kilomètres est source de fatigue, de stress et accentue les risques d’accidents. Sans compter l’empreinte carbone qu’il génère sur le plan environnemental. Toute optimisation des temps de trajet est donc bonne à prendre.
 
Il y a encore une vingtaine d’années, la planification des routes était encore artisanale. Les techniciens devaient se rendre chaque matin au siège de la société de maintenance pour être dispatchés dans leur zone d’intervention. Ils partaient pour la journée avec leur feuille de route, quitte à devoir revenir au centre de services en cas d’imprévu ou de pièce détachée manquante.

De la planification papier à la planification intelligente

Depuis, le numérique est passé par là et la planification a fait des progrès sensibles. Les tableurs Excel voire les plannings papier ont laissé place aux logiciels de répartition. Ils permettent non seulement d’optimiser les routes mais aussi de les faire évoluer tout au long de la journée afin de faire face aux imprévus.
 
Un planificateur peut déplacer une intervention, changer son horaire, l’attribuer à un autre technicien. Bref, planifier ou déplanifier des interventions en quelques clics. S’il s’agit une nouvelle mission à intégrer à une route existante, la solution va proposer automatiquement un rendez-vous d’intervention. En ligne, les plannings sont accessibles à tous les intervenants, depuis un poste fixe ou un terminal mobile, et réactualisés en temps réel.

La géolocalisation, préalable à toute optimisation

Cette optimisation n’est possible qu’avec la géolocalisation des équipes terrain. Depuis le module de cartographie, le planificateur suit en temps réel l’activité des techniciens. Il sait s’ils sont “disponibles”, “en route” ou “en intervention”. Cette vision d’ensemble lui permet de réagir rapidement face à un imprévu.
 
Pour attribuer une intervention urgente à l’un des techniciens disponibles, le planificateur visualisera celui qui est à la fois le plus proche du site à rejoindre et disposant de la compétence ad hoc pour le type de mission.

De la planification sous contraintes à l’IA

Une solution de répartition doit pouvoir gérer différents types de planification. A commencer par la planification sous contraintes qui intègre les desiderata posés par le client comme les créneaux horaires d’interventions ou le délai contractuel de rétablissement pour tel type d’équipement.
 
L’intelligence artificielle vient au secours des prestataires qui gèrent un grand nombre d’interventions tout en étant soumis à des contraintes opérationnelles fortes. Après avoir pris en compte les différents facteurs, l’assistant intelligent va proposer la planification optimale à même de minimiser les temps de trajets et d’équilibrer la charge de travail entre techniciens.
 
Le planificateur garde toutefois la main. Il peut valider la proposition de l’intelligence artificielle de manière globale, technicien par technicien, ou bien relancer un nouveau calcul en modifiant les critères.
 
La solution doit aussi pouvoir gérer les tâches de maintenance préventive qui viendront s’intercaler avec les autres interventions dans les emplois du temps des techniciens. Elle planifiera de manière automatique, selon une fréquence et une période prédéfinies, ce type d’actions récurrentes pour un site ou un équipement donné.

Le mobile, la vigie du technicien sur site

Sur le terrain, le technicien est informé en temps réel de ces changements depuis l’application mobile dédiée. En mode push, il est notifié de toute modification de son planning. Il peut aussi avoir une vue synthétique de ses interventions pour la journée, la semaine ou sur une période donnée.
 

 L’info trafic intégrée nativement

En l’informant de l’état du trafic routier, le terminal mobile peut aussi aider le technicien à éviter les bouchons. Certaines solutions de répartition intègrent un outil d’aide à la navigation de type Google Maps, Waze, TomTom ou Apple Plans. Depuis l’adresse de l’intervention ou les coordonnées géographiques d’un équipement, le technicien se laisse guider jusqu’à sa prochaine intervention.
 
Pour optimiser la géolocalisation des véhicules, un bon éditeur de logiciel de répartition doit disposer de connecteurs natifs avec des solutions de gestion de flottes de véhicules. C’est par exemple le cas pour Praxedo qui dispose de connecteurs avec les solutions Tomtom Webfleet, Orange Fleet, Ocean ou encore Fleet Freedom. Les positions GPS émises par les boîtiers de géolocalisation remontent directement dans la solution de répartition.

De la réalité augmentée à la collaboration à distance

D’autres services numériques peuvent éviter au technicien des allers retours inutiles. Il dispose notamment sur son smartphone ou sa tablette des plans et manuels techniques nécessaires à sa mission. Autant d’éléments qui lui permettront de résoudre le problème dès la première visite.
 
Avec un casque de réalité augmentée, le technicien va même voir apparaître dans son champ de vision des informations contextuelles qui se superposent au monde réel comme les données de santé de l’équipement à maintenir ou la liste des opérations à exécuter. Le tout en gardant les mains libres.
 

L’appel à un ami

S’il n’arrive toujours pas à résoudre la panne, le technicien interrogera à distance, par visioconférence ou messagerie instantanée, un expert basé au centre de services. Pour résoudre le problème technique, les deux hommes partageront, sur un tableau blanc, des photos ou des dessins, annotés et commentés.

La délicate question de la gestion des pièces détachées

L’optimisation de la gestion des stocks de pièces détachées peut également réduire les temps de trajet. S’il ne dispose pas de la pièce à remplacer dans son véhicule, le technicien peut interroger le système pour connaître les stocks les plus proches, les quantités disponibles. Ce qui lui évitera de devoir revenir au dépôt central.
 
Les progrès en matière de fabrication additive peuvent aussi augurer qu’à l’avenir, le technicien téléchargera le fichier d’impression 3D de la pièce manquante et “l’imprimera” directement sur site.
 
D’autres innovations devraient dans un avenir plus ou moins proche réduire encore les temps de trajet voire les modifier radicalement. Ainsi le véhicule autonome pourrait faire gagner de temps de travail effectif au technicien. Libéré de la conduite, il discutera avec le client sur la route qui le mène à lui. Ce dernier pourra lui décrire son problème, voire afficher la vidéo de l’équipement défectueux.
 

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A propos de l’auteur

Xavier Biseul est journaliste indépendant. Spécialiste des sujets liés aux nouvelles technologies et à la transformation digitale des entreprises, il collabore avec de nombreux titres de la presse print et web

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